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Coccidiose chez les volailles et les lapins : prévenir et traiter juste

Date de publication :
04/02/2026
Espéce :
Chat
Catégorie :
Dossiers

C’est le moment de revoir vos conseils pour la coccidiose, touchant particulièrement les jeunes volailles et les lapins. Elle peut provoquer de lourdes pertes sans intervention rapide. Votre rôle est essentiel, pour aider les éleveurs.

 

La coccidiose est due à des protozoaires du genre Eimeria. Le cycle des coccidies comprend une phase interne (intestinale) et une phase externe, avec dissémination d’ookystes très résistants dans l’environnement (6 mois à 1 an de survie).

Signes évocateurs chez les volailles et les lapins

1) Volailles (3 à 6 semaines), la coccidiose se manifeste par :

·      Diarrhée, abattement, plumage terne ou ébouriffé, avec parfois du sang dans les fientes. La mortalité peut atteindre 30 à 40 %.

·      Chez les adultes, les signes sont plus discrets : baisse de ponte, amaigrissement, hétérogénéité de taille…

2) Lapins, les signes varient selon l’âge :

  • Lapereaux : arrêt de croissance vers le 5e jour après contamination, diarrhée, paralysie, décès vers le 10e jour.
  • Lapins adultes : diarrhée, amaigrissement, « gros ventre » (forme hépatique), parfois décès.

L’autopsie, ou l’analyse microscopique des selles ou du contenu intestinal permet de confirmer le diagnostic.

Comprendre la coccidiose pour mieux prévenir

Prévention hygiénique

  • Aération, litière sèche et propre.
  • Transition alimentaire progressive.
  • Sol cimenté et accès au parcours différé (4-5 semaines).
  • Isolement des nouveaux animaux et traitements préventifs.
  • Contrôle du stress (chaleur, bruit, surpopulation).

 Traitements et molécules utilisées : sulfadiméthoxine 25 %, 1 mL/L d’eau de boisson pendant 5 jours ; toltrazuril (pas d’AMM lapins, 7 mg/kg par jour, pendant 2 jours), amprolium (20 mg/kg par jour pendant 5 à 7 jours ; Vaccins volailles Paracox-5 — Paracox-8 (grands élevages).

Sulfadiméthoxine : la référence à l’officine (inter)

Un grand nombre de vétérinaires prescrivent des programmes de prévention à base de sulfadiméthoxine. Il s’agit d’un anticoccidien efficace et économique, ce qui convient parfaitement aux élevages fermiers. Des travaux faits en France ont montré que la sulfadiméthoxine était particulièrement efficace comme anticoccidien d’intervention et de prévention.

• Amidurène : polyvalent pour les volailles et les lapins. Ses conditionnements multiples, en 50 et 250 ml, 1 litre et 5 litres, permettent de s’adapter à toutes les tailles d’élevages fermiers. Alternative : Metoxyl (souvent en rupture)

• Corylap : à base de sulfadiméthoxine associée au triméthoprime, cible les élevages de lapins. Il exerce une action à la fois anticoccidienne et antibiotique, actif contre les germes courants en élevage cunicole. Présentations en 60 ml et 250 ml.

La bonne écoute en pharmacie prévient de lourdes pertes.

 

Produits à tenir en stock

Sans ordonnance :

  • Décapants : Kenosan.
  • Désinfectants spécifiques : Kenocox, Farmacox.
  • Vaccins volailles : Paracox-5, Paracox-8 (préventif, délivrance possible sur demande vétérinaire).

Sur prescription vétérinaire :

  • Sulfadiméthoxine (Amidurène, Metoxyl) : 1 mL/L d’eau pendant 5 jours, molécule à action prolongée, efficace en prévention et curatif.
  • Toltrazuril (Baycox, Cevazuril) : curatif chez volailles, usage hors AMM chez le lapin.
  • Amprolium (Amproline) : traitement de 5 à 7 jours.
  • Corylap : sulfadiméthoxine + triméthoprime, pour lapins (coccidiose + infections bactériennes).

Conseil client — Méthode ACF

A — Analyse (questions à poser au comptoir)

  • Espèce : volaille ou lapin ? Âge ? Nombre d’animaux ?
  • Habitat : intérieur/extérieur ? Propreté de la litière ?
  • Symptômes : diarrhée ? Présence de sang ? Amaigrissement ? Baisse de ponte ? « Gros ventre » ?
  • Historique : nouvel animal introduit ? Stress ? Changement alimentaire ?

C — Conseils

  • Hygiène : désinfection régulière des locaux (Kenocox), élimination des fientes, brûlage possible des clapiers.
  • Prévention : traiter 2-3 jours après arrivée des animaux et 10 jours après première sortie (poules). Chez le lapin, dès la sortie du nid ou juste après le sevrage.
  • Traitements : volailles, traitement de 5 à 6 jours ; un deuxième traitement peut être nécessaire 5 à 7 jours plus tard. Chez les lapins le traitement ne peut guérir que les sujets atteints depuis peu de jours, les autres peuvent mourir malgré le traitement.
  • Vaccins volailles en cas d’élevage récurrent.

F — Finalisation

  • Traitement : selon prescription, précisez la posologie et le mode d’administration.
  • Ventes associées : désinfectant, décapant, vitamines de soutien
  • Recours vétérinaire : en cas de décès, autopsie à conseiller (20 € environ) + ordonnance pour traitement curatif si besoin.

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