Produit

Perfikan

Laboratoire :
Clément Thékan
Principes Actifs :
Fipronil, Permethrine
Rayon :
Antiparasitaires externes
Forme galénique :
Spot-on voie cutanée
Préscription :
Sans
Préscription :
Sans
Espèce(s) cible(s) :
Chien

Principales indications

Chien Chez les chiens, utilisation lors d'infestations par les puces et/ou les tiques, lorsqu'une activité répulsive (anti-gorgement) contre les phlébotomes et/ou les moustiques est également nécessaire. Puces : Traitement et prévention des infestations par les puces (Ctenocephalides felis). Les puces sur le chien sont tuées dans les 24 heures qui suivent le traitement. Un seul traitement a une efficacité persistante contre de nouvelles infestations par des puces adultes pendant quatre semaines. Le médicament vétérinaire peut être intégré à une stratégie de traitement de la Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces (DAPP) lorsque cette affection a préalablement fait l'objet d'un diagnostic par un vétérinaire. Tiques : Traitement des infestations par les tiques Ixodes ricinus. Une seule application procure 4 semaines d'efficacité acaricide persistante contre les infestations par les tiques (Ixodes ricinus, Dermacentor reticulatus et Rhipicephalus sanguineus). Si des tiques des espèces Dermacentor reticulatus ou Rhipicephalus sanguineus sont présentes au moment de l’application, elles peuvent ne pas être toutes tuées dans les 48 heures. Phlébotomes et moustiques : Un seul traitement assure une activité répulsive (anti-gorgement) contre les phlébotomes (Phlebotomus perniciosus) et contre les moustiques (Culex pipiens, Aedes aegypti) pendant quatre semaines.

Description

Puces, tiques, mais aussi moustiques et phlébotomes : Perfikan, spot-on canin de Clément Thékan, réunit dans une même pipette un insecticide-acaricide et un pyréthrinoïde répulsif. Disponible sans ordonnance, il est disponible au comptoir.  Une contre-indication en particulier ne souffre aucune approximation : le chat. C'est le bon conseil pour le chien de chasse et plus largement pour tous les chiens qui sont très exposés aux tiques ou aux phlébotomes. 

 

Perfikan associe deux principes actifs dans une solution jaunâtre et transparente, appliquée sur la peau en spot-on. La concentration est la même dans toute la gamme : seul le volume de la pipette change avec le poids du chien, ce qui garantit pour chaque format la même dose minimale de 6,7 mg de fipronil et 60 mg de perméthrine par kilo.

Une gamme, cinq dosages

Cinq présentations couvrent les chiens de 1,5 à 60 kg :

– Très petits chiens (1,5 à 4 kg) : 26,8 mg de fipronil et 240 mg de perméthrine par pipette de 0,44 mL.

– Petits chiens (4 à 10 kg) : 67 mg de fipronil et 600 mg de perméthrine par pipette de 1,1 mL.

– Chiens moyens (10 à 20 kg) : 134 mg de fipronil et 1 200 mg de perméthrine par pipette de 2,2 mL.

– Grands chiens (20 à 40 kg) : 268 mg de fipronil et 2 400 mg de perméthrine par pipette de 4,4 mL.

– Très grands chiens (40 à 60 kg) : 402 mg de fipronil et 3 600 mg de perméthrine par pipette de 6,6 mL.

– Au-delà de 60 kg : associer les pipettes permettant d'atteindre la dose recommandée.

Deux molécules, deux mécanismes complémentaires

Le fipronil, un phénylpyrazolé

Le fipronil et son métabolite principal, le fipronil sulfone, lui-même actif, bloquent les canaux chlorure commandés par le GABA ainsi que des canaux chlorure activés par le glutamate, propres aux invertébrés. Le passage des ions chlorure est empêché, le système nerveux du parasite s'emballe et l'insecte ou l'acarien meurt. C'est lui qui porte l'essentiel de l'action insecticide contre les puces et acaricide contre les tiques.

La perméthrine, un pyréthrinoïde de type I

La perméthrine agit sur les canaux sodium voltage-dépendants en ralentissant leur ouverture comme leur fermeture. Il en résulte une hyperexcitabilité mortelle pour le parasite. Elle ajoute surtout ce que le fipronil ne sait pas faire : un effet répulsif, que la notice qualifie d'anti-gorgement. L'insecte qui se pose sur le chien traité ne prend pas, ou peu, son repas de sang.

Ce qui se passe après l'application

Les deux molécules se répartissent dans le pelage dès la première journée, puis leur concentration décroît lentement ; elles restent détectables dans le poil au moins 35 jours. La perméthrine est très peu absorbée par voie générale. Le fipronil passe en partie dans le sang, avec un pic plasmatique vers le cinquième jour, et vers le quatorzième pour son métabolite. C'est ce stockage cutané et pilaire qui explique la durée d'action d'un mois.

Ce que couvre l'AMM, et ce qu'elle ne promet pas

L'indication est précise : Perfikan s'adresse au chien infesté ou exposé aux puces ou aux tiques, lorsqu'une protection répulsive contre les phlébotomes ou les moustiques est aussi nécessaire. Ce n'est donc pas un antiparasitaire par défaut, mais un produit pour les situations où l'on veut cumuler ces deux protections.

– Puces (Ctenocephalides felis) : elles sont tuées dans les 24 heures, et une application protège quatre semaines contre les nouvelles infestations par des puces adultes. Le produit peut entrer dans la prise en charge d'une dermatite par allergie aux piqûres de puces (DAPP), une fois celle-ci diagnostiquée par un vétérinaire.

– Tiques : action immédiate sur Ixodes ricinus et effet acaricide persistant quatre semaines sur Ixodes ricinus, Dermacentor reticulatus et Rhipicephalus sanguineus. Les tiques de ces deux dernières espèces déjà présentes au moment du traitement peuvent ne pas être toutes éliminées en 48 heures.

– Phlébotomes (Phlebotomus perniciosus) et moustiques (Culex pipiens, Aedes aegypti) : effet anti-gorgement pendant quatre semaines.

Un point mérite d'être souligné au comptoir. Appliqué au moins deux jours avant l'exposition, Perfikan a réduit expérimentalement le risque de transmission de Babesia canis par Dermacentor reticulatus jusqu'à 28 jours. La notice reste toutefois prudente : une tique isolée peut encore se fixer, un moustique ou un phlébotome peut encore piquer, et la transmission d'une maladie vectorielle ne peut jamais être totalement exclue. Le discours doit parler de réduction du risque, jamais de garantie.

La bonne pipette pour le bon chien

La notice insiste : le chien doit être pesé avec précision avant le traitement. Une pesée approximative est la première cause de sous-dosage, donc d'échec, ou de surdosage, donc d'effets indésirables. L'innocuité n'est pas établie chez le chiot de moins de 12 semaines ni chez le chien de moins de 1,5 kg.

Le choix du dosage se fait strictement selon la fourchette de poids indiquée plus haut. Pour un chien situé à la limite entre deux fourchettes, on se fie au poids mesuré, et non à une estimation. Jusqu'à 20 kg, la pipette se vide en deux points ; au-delà, en deux à quatre points selon le volume.

Le traitement peut être renouvelé selon la pression parasitaire, avec un intervalle d'au moins quatre semaines entre deux applications.

Bien appliquer : le geste à transmettre

Le mode d'emploi gagne à être montré, pipette en main, lors de la première délivrance.

– Sortir la pipette du surblister, la tenir verticale et tapoter la partie étroite pour faire descendre le liquide.

– Casser l'embout en suivant la ligne gravée.

– Écarter les poils jusqu'à voir la peau et poser l'embout directement sur celle-ci.

– Presser doucement à plusieurs reprises pour vider toute la pipette, en deux points chez le chien de moins de 20 kg, en deux à quatre points au-delà, le long du dos entre les épaules et la base de la queue.

Le choix du moment compte aussi. La notice recommande de traiter en fin d'après-midi ou en début de soirée, afin de limiter les contacts pendant les douze heures qui suivent. Le chien traité ne doit pas dormir avec ses maîtres le jour du traitement, et surtout pas avec des enfants.

 

Le chat : une contre-indication absolue

Perfikan est extrêmement toxique pour le chat et peut le tuer. Le chat ne sait pas métaboliser correctement la perméthrine, et une simple exposition cutanée ou un léchage peut suffire à provoquer une intoxication grave. Le produit est également contre-indiqué chez le lapin.

Trois réflexes à rappeler à chaque délivrance : ne jamais appliquer une pipette pour chien sur un chat, séparer le chien traité des chats du foyer jusqu'à ce que le site soit sec, et empêcher tout léchage du site d'application. En cas d'exposition, laver le chat au shampooing ou au savon et consulter immédiatement un vétérinaire. La question « Avez-vous un chat à la maison ? » devrait accompagner systématiquement la vente.

 

Les autres contre-indications et précautions

Perfikan ne s'utilise pas chez un animal malade (fièvre, maladie générale) ou convalescent, ni en cas d'hypersensibilité à l'un des composants. Chez la chienne gestante ou allaitante, l'innocuité n'a pas été établie : les études de laboratoire n'ont pas montré d'effet tératogène ni embryotoxique, mais l'utilisation relève d'une évaluation bénéfice-risque par le vétérinaire. Aucune interaction médicamenteuse n'est connue.

Le produit reste actif après exposition au soleil ou à la pluie. En revanche, les shampooings et baignades fréquents réduisent sa durée d'efficacité. Pour des raisons environnementales, le chien ne doit pas se baigner dans les cours d'eau pendant les deux jours suivant l'application : fipronil et perméthrine sont toxiques pour les poissons et les organismes aquatiques. Le liquide peut aussi abîmer certains meubles, surfaces et matériaux tant qu'il n'est pas sec.

 

Protéger aussi celui qui applique

La notice consacre une large place à l'utilisateur. Le produit peut être neurotoxique, toxique en cas d'ingestion, et irritant pour les yeux et les muqueuses. On conseillera donc de ne pas manger, boire ou fumer pendant l'application, de se laver soigneusement les mains ensuite, de rincer abondamment à l'eau en cas de projection oculaire et de laver à l'eau et au savon en cas de contact cutané. Les personnes allergiques au fipronil, à la perméthrine ou aux excipients doivent éviter toute manipulation. En cas d'ingestion accidentelle, on consulte un médecin en lui montrant la notice ou l'étiquette.

Les pipettes se conservent dans leur emballage d'origine, à l'abri de la lumière et en dessous de 30 °C. Une pipette ouverte s'utilise immédiatement, et les pipettes vides doivent être éliminées sans délai, hors de portée des enfants, via les circuits de collecte des médicaments, jamais dans l'évier ni les ordures ménagères.

Effets indésirables : rares, mais à connaître

Ils sont très rares, à moins d'un animal sur 10 000. Les réactions locales sont transitoires : démangeaisons, rougeur ou perte de poils au point d'application. Peuvent aussi apparaître un prurit généralisé, de l'agitation ou de l'hyperactivité, de la léthargie, des tremblements, des convulsions ou de l'ataxie, ainsi que des vomissements ou une hypersalivation, typiquement après léchage. Le produit a été bien toléré jusqu'à cinq fois la dose maximale chez des chiots de 12 semaines, mais le risque d'effets indésirables augmente avec le surdosage. Tout effet observé mérite une notification de pharmacovigilance, de préférence par l'intermédiaire du vétérinaire.

 

Au comptoir : la méthode ACF

Analyse

– Quel est le poids exact du chien, et a-t-il plus de 12 semaines ?

– Y a-t-il un chat, ou un lapin, dans le foyer ?

– Le chien est-il malade, convalescent, gestant ou allaitant ?

– Quelle est l'exposition : puces seules, tiques, séjour en zone à moustiques ou à phlébotomes, baignades fréquentes ?

Conseil

Si la protection répulsive contre les insectes piqueurs n'est pas utile, un antiparasitaire plus simple peut suffire. Lorsqu'elle l'est, Perfikan prend tout son sens. Pour un court séjour de moins de quatre semaines en zone endémique, on applique la pipette juste avant le départ ; pour un chien qui vit dans une telle zone ou y séjourne plus longtemps, le rythme se cale sur la situation épidémiologique locale, idéalement avec le vétérinaire.

En cas d'infestation par les puces, rappeler que l'essentiel de la population vit dans l'environnement : traiter tous les chiens du foyer, traiter les autres animaux avec un produit adapté à leur espèce, et traiter couchages, tapis et canapés avec un insecticide approprié, en passant régulièrement l'aspirateur.

Finalisation

Faire la démonstration du geste, rappeler la règle du chat et le délai de douze heures sans contact rapproché, fixer avec le client la date du prochain traitement, et l'orienter vers le vétérinaire en cas de grattage intense évoquant une DAPP, de chien fiévreux ou abattu, ou de tout effet indésirable.

 

En un clin d'œil

– Association fipronil (phénylpyrazolé) et perméthrine (pyréthrinoïde), en spot-on, sans ordonnance, réservée au chien.

– Puces tuées en 24 heures et protection de quatre semaines ; tiques Ixodes, Dermacentor et Rhipicephalus ; effet anti-gorgement contre phlébotomes et moustiques pendant quatre semaines.

– Cinq dosages (26,8/240, 67/600, 134/1 200, 268/2 400 et 402/3 600 mg) couvrant les chiens de 1,5 à 60 kg, sur la base de 6,7 mg/kg de fipronil et 60 mg/kg de perméthrine ; peser le chien, intervalle minimum de quatre semaines.

– Contre-indiqué chez le chat et le lapin, potentiellement mortel pour le chat : séparer les animaux jusqu'au séchage.

– Pas de contact rapproché ni de nuit partagée pendant douze heures, pas de baignade en rivière pendant 48 heures.

– Innocuité non établie avant 12 semaines ; interdit chez l'animal malade ou convalescent ; gestation et lactation sur avis vétérinaire.

Source : résumé des caractéristiques du produit Perfikan, solution pour spot-on pour chiens (gamme Clément Thékan).

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