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Abandons d’animaux : le secteur associatif saturé

Date de publication :
11/10/2026
Espéce :
Chat
Catégorie :
Actualité

La Fondation Affinity et la SPA ont présenté le 23 septembre à Paris la deuxième édition de leur étude nationale sur les abandons de chiens et de chats. Plus de 3 000 structures d’accueil ont été recensées, et 880 ont répondu. En 2025, refuges et familles d’accueil auraient accueilli environ 391 000 animaux, dont près de trois quarts de chats. Les structures sont saturées. Les associations interrogées ont refusé environ 45 000 chats et 38 500 chiens. Un animal reste en moyenne six mois avant d’être adopté. En revanche, les adoptions tiennent bien : seuls 3 à 4 % des animaux reviennent.

La famille d’accueil est devenue le premier mode de prise en charge, devant le statut de chat libre, le refuge et la fourrière. Le constat le plus frappant concerne les chats : la reproduction n’est pas maîtrisée. Sept chats abandonnés sur dix ne sont pas stérilisés, et la proportion dépasse neuf sur dix pour ceux qui arrivent de fourrière. La moitié des chats pris en charge ont moins de six mois. Les arrivées culminent d’avril à octobre, au rythme des portées. Les portées non désirées représentent près d’un abandon de chat sur cinq. Ce constat mettant en lumière l'absurdité de la législation concernant les contraceptifs oraux pour félins. Comme nous l'affirmons depuis des années, le mieux est l'ennemi du bien. Et les risques encourus par les félins sous contraceptifs sont bien inférieurs à la catastrophe que représentent les portées non désirées pour la protection animale. Il est peut-être temps de lancer un appel auprès des pouvoirs publics pour le retour de la pilule contraceptive pour Félin en vente libre. 

Chez les chiens, les abandons sont répartis sur toute l’année. Les molosses et les malinois, de race ou d’apparence, sont nettement surreprésentés. La première cause d’abandon, chez les deux espèces, est un changement de vie du propriétaire : déménagement, séparation, naissance, vieillissement ou décès. Viennent ensuite les problèmes de comportement, les difficultés financières et les allergies.

Les associations décrivent un secteur épuisé, faute d’argent, de bénévoles et de soutien des collectivités, notamment pour financer les stérilisations. L’étude propose plusieurs pistes :

  • donner aux associations des financements durables ;
  • lever les obstacles à la stérilisation et à l’identification des chats ;
  • mieux accompagner les propriétaires lors des changements de vie ;
  • responsabiliser les acheteurs de chiens de races exigeantes.

Le pharmacien doit jouer un rôle dans la protection animale et dans la lutte contre les abandons. Il peut relayer la stérilisation précoce des chatons et l’identification. Il peut aussi orienter les propriétaires en difficulté vers les associations plutôt que vers l’abandon. Mais il peut surtout agir pour le retour des contraceptifs félins en vente libre. 

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